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01Le sciage est la transformation qui consiste à tronçonner puis débiter une grume de bois pour en tirer des produits à faces parallèles qui seront repris par la suite pour être façonnés en fonction de leur destination.
Le mode de débit est fonction des caractéristiques des grumes (dimensions et qualité), de l'équipement et des débouchés de l'entreprise.
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Les grumes sont arrosées pour maintenir une humidité minimale de 100%, qui empêche le développement des champignons et l’attaque des insectes dans le bois. |
02Les grumes arrivées en scierie sont d'abord triées sur le parc à grumes, qui est une aire de stockage, puis passées à la machine selon les pièces de bois à produire. Le sciage est souvent réalisé par déplacement de la grume vers la scie à ruban.
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Les billons de bois sont d’abord triés sur le parc à grume. Ils sont ensuite dirigés dans la scierie. |
03Pour des billons de diamètre réduit, on utilise également des scies alternatives et scies à lames multiples. Avant sciage, les billons passent dans un système de Canter qui produit un équarri. Le Canter produit des plaquettes qui intéressent le marché de la trituration et du bois énergie.
Dans le cas du sciage, plusieurs méthodes de débit existent selon les produits à tirer de la grume.
- Les plots : la grume est sciée uniquement sur sa longueur en plusieurs plateaux, n’ayant que deux faces planes et parallèles entre elles. Les flaches restent présentes. Les plots, empilés, reconstituent la grume.
- Les avivés : ces pièces de bois ont les 4 faces planes et parallèles entre elles. Les flaches ne sont plus présentes. Leur épaisseur maximale ne dépasse pas 40 mm et leur largeur est au moins supérieure à 120 mm. Les avivés aux largeurs inférieures, sont appelés des frises.
- Les pièces équarries : ces pièces de bois sont communément appelées " bois de charpente ". Elles regroupent tous les sciages aux formes beaucoup plus carrées que les avivés. Ce sont les poutres, les bastaings, les carrelets, les chevrons,…
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Le sciage s’effectue toujours par choix du positionnement de la grume devant la scie. Les débits ont des caractéristiques différentes et sont fonction de la destination des produits et permettent d’optimiser le rendement matière de la grume. |
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La tendance est à la diminution du nombre de scieries et au renforcement des plus grosses unités. Par exemple, en région Rhône-Alpes, le nombre de scieries a été divisé par 2 en 10 ans. On constate aujourd'hui que 21 % du nombre de scieries produisent 74% du cubage de bois scié. |
04Le sciage donne beaucoup de produits connexes. Le rendement matière d'une scierie - mesure du volume de sciages obtenu par rapport au volume de bois rond scié - est de l'ordre de 60 %.
Une partie de la grume n'est pas utilisable pour des débits de bois ; ce sont les chutes dues aux défauts, les dosses et délignures, l'écorce et la sciure. Ces sous-produits sont valorisés soit comme bois de trituration pour la fabrication des panneaux ou de la pâte à papier, soit utilisés comme bois énergie.
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Le sciage donne beaucoup de produits connexes car le rendement matière d'une scierie est de l'ordre de 60 %. |
01 Après débit par sciage, en fonction de leur destination, les bois seront façonnés en semi-produit :
- Par délignage : sciage en long, des plateaux pour obtenir des carrelets ou des pièces de section à vives arêtes utilisées en menuiserie extérieure bois et plus généralement des profils en bois massif (BM) pour la construction
- Par profilage ou moulurage, des produits délignés ou des avivés pour obtenir des pièces de menuiseries ou d’ameublement ou encore des éléments de sol comme pour les parquets massifs à lames larges
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Les billes de bois sont triées et tronçonnées en entrée de ligne dans la scierie. |
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Le sciage avec un ruban, qui est la technique la plus classique, permet d’obtenir des pièces de différentes sections à arêtes vives. |
02 Pour obtenir des pièces de grandes dimensions à partir de débits de bois tout en gardant les propriétés de résistance mécanique du bois massif, on utilise des techniques de reconstitutions par collage dans différentes configurations.
Ces techniques permettent de fabriquer des éléments bois pour la construction, la charpente et la menuiserie en conférant des qualités supérieures à la fois sur un plan dimensionnel et qualitatif d’une part en purgeant - c'est-à-dire en éliminant- les parties comprenant des défauts (nœuds etc…) et d’autre part en combinant les sens de reconstitution des bois, voir en intégrant d’autres matériaux comme des isolants entre deux couches de bois, par exemple pour les profils composites.
03Les pièces de bois peuvent être assemblées par aboutage (collage bout à bout de sciages usinés), par panneautage (collage côte à côte, comme par exemple les carrelets utilisés dans les menuiseries extérieures bois) ou par lamellation (collage des éléments les uns au-dessus des autres).
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L’aboutage permet de supprimer les faiblesses d’une pièce de bois, pour lui garantir une meilleure homogénéité. En bout de chaque pièce, on réalise un « peigne » qui sera enduit de colle. Les 2 pièces seront ensuite pressées l’une |
04Les techniques de collage permettant la fabrication d’éléments et de composants de structure comme les panneaux bois massif reconstitué, les profils bois massif reconstitué (BMR), les profils bois lamellé collé et les lames bois lamellé collé,
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Le collage de planches à fil croisé permet de réaliser des panneaux en bois massif . Utilisés en Autriche et en Allemagne, lis permettent des construire des ouvrages très rapidement. |
01 Le tranchage consiste à obtenir de fines feuilles de bois appelées "placages" en débitant une bille de bois choisie pour son essence, sa texture ou ses aspects décoratifs
Les billons, pré-débités et assouplis par étuvage, sont tranchés sur toute leur longueur grâce à un couteau d’acier. Les épaisseurs courantes des feuilles de placage sont de 0,5 à 5 mm.
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Toutes les essences de bois peuvent être tranchées. Le but recherché est de faire apparaître l’harmonie des courbes et des couleurs. |
Outre le choix de l’essence du bois et l’orientation de la grume au moment du tranchage, certains défauts ou altérations de croissance, comme la loupe (excroissance de l’arbre due à une malformation) et la ronce (fourche de l’arbre) sont recherchés, ils apportent aux placages des dessins très recherchés pour les créations d’ébénisterie.
Les feuilles de placage obtenues par tranchage servent surtout pour l’ébénisterie ou le revêtement des panneaux décoratifs, constituant des produits pour l’ameublement et l’agencement, en particulier les revêtements muraux en panneaux .
02 Le déroulage est l’opération qui consiste à débiter une bille de bois en une feuille de bois mince et continue avec une machine qui s’appelle une dérouleuse.
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Contrairement au tranchage, où elle est fixe, la bille de bois est mise en rotation par rapport à son axe et la feuille de bois se déroule comme un ruban. |
Après étuvage, la bille de bois ou billon (car généralement de courte longueur), bloquée par ses extrémités, est mise en rotation par rapport à son axe, avec une vitesse tangentielle et linéaire constante. Un couteau disposé sur un chariot avance lentement vers le centre de la bille pendant qu’elle tourne, prélevant une mince feuille en continu. En quelques secondes, le billon se trouve ainsi déroulé comme un simple rouleau de papier: c’est l’opération de déroulage.
03 Les feuilles obtenues sont plus épaisses que les placages (2 à 3 mm) et servent à des usages assez divers en fonction de la nature du bois déroulé comme :
- Emballages légers, pour certain bois tendre comme le peuplier
L’utilisation du déroulage d’essence
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Les essences nobles qui serviront au placage sont soigneusement classées et rangées, dans une atmosphère à température et hygrométrie maitrisées. |
01Industrie de la trituration
Par broyage mécanique, on obtient les particules de bois nécessaires à la production des panneaux de particules. Par défibrage, thermique ou chimique, on produit la fibre élémentaire, base de la production de pâte à papier, base également de la production des panneaux de fibres isolants ou non.
La trituration utilise aussi bien des bois ronds (bois d’industrie) provenant de la forêt, que des sciures et délignures issues des scieries. Les « déchets » d’autres industries du bois servent aussi de matière à la trituration. 60% des déchets sont ainsi valorisés.
La production annuelle des déchets de bois et de sous-produits du bois s'élève à plus de 10 millions de tonnes. A elles seules, les scieries fournissent 60 % de ce tonnage. L'approvisionnement des industries de la trituration se fait par des unités centralisées qui se chargent de la collecte, du stockage et du broyage des déchets.
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Les sous produits du sciage sont triés dans un tamis et alimentent les filières du chauffage bois, du papier et du panneau. |
02LES PANNEAUX DE PARTICULES, COMPOSITES OU DE FIBRES
Panneaux de particules :
En fonction du type de particules et des résines utilisées, on fabrique des produits qui vont du panneau de particules standard à des panneaux comme les panneaux composites de vêture par exemple.
A partir d’essences sélectionnées, les plaquettes de bois sont conditionnées selon le type, la nature et l’emploi du panneau recherchés. Les particules ainsi produites sont encollées à l’aide de résines thermodurcissables puis déposées sur un tapis qui amène le « gâteau » ainsi formé vers le pressage.
Les panneaux « OSB » :
Ils sont produits à partir de longues lamelles (6 à 8 cm), encollées puis orientées dans la longueur du panneau pour les couches extérieures et dans le sens de sa largeur pour la couche intérieure. Cette structure particulière leur confère d’excellentes caractéristiques mécaniques.
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Les OSB sont très utilisés dans la construction, notamment pour le contreventement des structures verticales et comme support de revêtement de sol. |
03 En fonction de sa destination, le panneau est simplement fini en surface, revêtu de décor ou de placage essence fine ( panneau de revêtement mural ). Déligné et façonné, il sert de matériau de base pour des produits comme les lames bois composites. LES PANNEAUX DE FIBRES ET ISOLANTS NATURELS Le défibrage consiste à séparer chaque fibre constituant le bois. Ces fibres, traitées et éventuellement encollées à l’aide de résines, sont ensuite pressées pour constituer un panneau.
Ces panneaux présentent une texture particulièrement homogène qui en font une matière très appréciée en menuiserie, agencement et fabrication de meubles. Le MDF est la référence.
Cette technique permet également d’obtenir des PANNEAUX ISOLANTS (de densité plus faible) à partir de certains bois ou d’autres végétaux comme le chanvre ou le lin.
01Dans l’utilisation du bois, et comme pour tout matériau, il convient de prendre en compte sa pérennité nécessaire au regard de la fonction qu’il doit remplir. Le bois peut être choisi en fonction de sa durabilité naturelle ou, ce qui est souvent le cas, le bois reçoit un traitement lui permettant d’acquérir une durabilité suffisante.
Le bois, en tant que matière ligno-cellulosique, constitue un aliment pour les larves et les insectes xylophages, ainsi que pour les champignons lignivores. En effet, il contient des éléments nutritifs (amidon dans l'aubier par exemple) qui favorisent le développement de ces organismes vivants. Les risques d'attaques par les champignons, par les insectes xylophages (termites) et par certaines larves xylophages (vrillettes) sont directement liés à l'humidité contenue dans le bois.
02La résistance du bois parfait (duramen) aux agents d'altération biologique est variable selon les essences, alors que celle de l'aubier est généralement nulle. Lorsque la durabilité naturelle est insuffisante par rapport aux risques encourus, seule l'application d'un traitement de préservation pourra assurer la protection nécessaire, à condition que la pénétration des produits de traitement dans le bois soit suffisante. Celle-ci dépend de l'imprégnabilité du bois qui, elle aussi, est variable selon chaque essence.
Cinq classes de risques déterminent la situation du bois en service et l'évaluation des risques d'altérations biologiques :
Classes
de risques |
Situation
en service |
Exemples d'emplois |
Risques biologiques |
| . Classe 01 |
Bois toujours sec
Humidité inférieure à 18 % |
Parquets, lambris, escaliers, menuiseries et aménagements |
Insectes
Termites dans les régions infestées |
| . Classe 02 |
Bois sec mais dont la surface est humidifiée temporairement ou accidentellement
Humidité des bois en moyenne inférieur à 18% |
Charpente, ossatures correctement ventilées en service |
Insectes
Champignons de surface
Termites dans les régions infestées |
| . Classe 03 |
Bois soumis à des alternances humidité/sécheresse
Humidité fréquemment supérieure à 20 % |
Toutes pièces de construction ou menuiseries extérieures soumises à la pluie : bardages, fenêtres,… |
Pourriture
Insectes
Termites dans les régions infestées |
| . Classe 04 |
Bois à une humidité toujours supérieure à 20 % |
Bois horizontaux en extérieur (balcons, coursives,...) et bois en contact avec le sol ou une source d'humidification prolongée ou permanente |
Pourriture
Insectes
Termites dans les régions infestées |
| . Classe 05 |
Bois en contact permanent avec l'eau de mer |
Piliers, pontons, bois immergés |
Pourriture
Insectes
Térébrants marins |
01 Il existe plusieurs méthodes et process de traitement, suivant le type et le niveau de protection souhaité, suivant la nature du bois et particulièrement son niveau d’imprégnabilité. Les procédés les plus répandus sont les apports de solutions chimiques de protection par :
- le traitement par badigeonnage ou aspersion (essentiellement classe de risque 1)
Les produits de traitements sont passés en surface soit par pulvérisation, soit par badigeonnage. Le traitement n’est efficace que sur une profondeur de quelques millimètres, et ce traitement doit être fait sur les surfaces finies des produits.
- Le traitement par trempage (essentiellement classe de risque 2)
Les bois sont immergés dans des bacs remplis de produit hydrosoluble, la pénétration des produits de traitement est plus importante et dépend des caractéristiques d’imprégnabilité de l’essence du bois traité. La protection reste superficielle et doit donc être faite sur des produits qui ne seront pas usinés ou transformés.
- Le traitement par injection (essentiellement classes de risque 3 et 4)
Les bois sont traités par des systèmes d’injection de produits, par différents procédés qui conduisent à traiter tout le volume imprégnable de l’essence, en général l’aubier et une partie du cœur dans le cas d’essence de bois ou l’aubier et le cœur ne sont pas différenciés.
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L’autoclave est très utilisé car il permet de fixer durablement les sels à l’intérieur des fibres du bois. Les produits de traitement correspondent désormais aux attentes environnementales,
depuis l’application de la directive biocide de Juin 2004.
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02 Des procédés de traitements sans apport de composant chimique se développent, ils sont surtout fonction des essences de bois et des dimensions des produits finis.
- Le traitement thermique : modification de la structure interne du bois par haute température.
Les procédés de traitement thermique consistent à placer les bois dans des fours où la température est portée entre 190°C à 210°C dans une atmosphère ambiante modifiée et adaptée pour éviter la combustion du bois. Il existe plusieurs procédés, en particulier le « bois rétifié » ou le « thermowood ». L’amélioration de la durabilité est fonction des essences de bois.
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Le four permet de monter en température toute la masse de bois, de manière homogène. Ce procédé revenu dans l’actualité depuis une dizaine d’année, était autrefois couramment employé pour augmenter la durabilité des bois, notamment pour les carènes de bateaux.
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- Les traitements oléothermiques, protection par des bains d’huile à haute température.
Le procédé de traitement oléothermique consiste à tremper les bois, éventuellement humides, dans des bains successifs d’huile chaude, d’origine végétale sous pression atmosphérique. Ces procédés sont en cours de développement, ils présentent l’avantage de stabiliser les bois, et d’améliorer leur durabilité avec des produits respectant les exigences environnementales.
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